Soundless Speech/ Wordless Writing: Language and German Silent Cinema

Marc Silberman

Abstract


Speech / Wordless Writing:

Language and German Silent Cinema

Marc Silberman

 

If language loses its communicative and interpretative functions in direct proportion to the loss of its referential grounding, then the modernist crisis is simultaneously a crisis of its signifying practices. This means that the evolution of the silent cinema is a particularly rich site to examine the problematic relationship of language and image. This essay presents several expressionist films as a specific response to this crisis in order to describe the diverse cinematic forms of resistance to the word, to articulated speech. While some film makers developed the silence of the silent film into a “gestural language” that dramatized light and movement, others reproduced the film figures’ silent speech by means of graphically stylized intertitles. My thesis is that the expressionist cinema maintained an idealistic notion of the film as a pure work of art that aimed at a unified composition of all elements and missed the opportunity to explore the rich semiotic possibilities of the new technological medium with its hybrid, synergetic forms and provocative force. Hence, the expressionist cinema marks a transition or even the endpoint of a long process of reflection about the communicative possibilities of language that shifted to a fundamentally new level with the invention of sound cinema at the end of the 1920s.

 

Parole muette / écriture sans mot:

Le langage et le cinéma allemand muet

Marc Silberman

 

Le langage, dit-on, perd de ses functions communicatrices et interpretatives en proportion directe à la perte de sa force référentielle. On dira que la crise moderniste est également une crise des pratiques signifiantes. Ce qui revient à dire aussi que l’évolution du cinéma muet serait une site particulièrement riche pour examiner les problématiques du langage vs. l’image. Cet essai présente quelques films expressionnistes comme réactions à la crise du langage, pour mieux circonscrire les diverses formes cinématiques de résistance au mot, à la parole claire. Chez certains cinéastes, le silence du film muet se traduit en “langage gestuel” qui dramatise lumière et mouvement. D’autres reproduisent les paroles silencieuses par le moyen d’intertitres graphiquement stylisés. On pourrait dire que le cinéma expressionniste, en promuant une notion idéaliste de l’art pur qui viserait à une composition unifiée, aura manqué une occasion rare d’explorer toutes les potentialités sémiotiques offertes par le nouveau médium technique et ses formes hybrides et synergétiques, voire par sa capacité de provocation. Ainsi, le cinéma expressionniste marquerait un moment de transition ou même le point final à un long processus de réflexion quant aux capacités communicatrices du langage. La pensée se porte désormais sur les conditions nouvellement présentées par l’invention du son à la fin des années 1920.

 

 

 


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ISSN - 1918-8439