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Récits de vie postcoloniaux, regards ethnographiques et jeu de miroir: Jéliya, Hustling Is Not Stealing et Exchange Is Not Robbery

Edgard Sankara

Abstract


The publication of two marginal African life narratives by Western scholars offers an interesting point of entry into the discourse on Africa. This article shows that John Chernoff’s Hustling is not Stealing and Exchange is not Robbery, portraying a female prostitute from Burkina Faso, and Jéliya: être griot et musicien aujourd’hui by Adama Dramé and Arlette Senn-Borloz, telling the life of a post-colonial griot from Burkina Faso, while reviving the colonial thirst for knowledge on Africa, offer a striking contrast in the presentation of their work and how they address issues of authorship. I argue that Dramé and Senn-Borloz offer a more successful model of “collaborative autobiography” following Philippe Lejeune.

La publication de récits de vie de marginaux par des chercheurs occidentaux offre un point d’entrée intéressant dans le discours sur l’Afrique. Cet article démontre que les deux récits de vie publiés par John Chernoff, Hustling is not Stealing et Exchange is not Robbery,mettant en scène une jeune prostituée du Burkina Faso et l’ouvrage d’Adama Dramé et Arlette Senn-Borloz, Jéliya: être griot et musicien aujourd’hui, autour de la vie marginale d’un griot, tout en ravivant la soif de connaissance occidentale sur l’Afrique, offrent un contraste frappant dans la présentation de leur projet d’écriture et dans la question du pacte auctorial. Je montre que la démarche de Dramé et Senn-Borloz présente en définitive un modèle réussi de ce que l’on a appelé “l’autobiographie en collaboration,” à la suite de Philippe Lejeune.


Keywords


récits de vie; discours; marginaux; John Chernoff; Adama Dramé; Arlette Senn-Borloz; l’autobiographie en collaboration; Philippe Lejeune

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©Copyright CAAS/ACEA 2009. Last updated: June 2010
ISSN 1923-3051